Mardi, 23 Octobre 2018
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Campagne électorale: les candidats dans leurs faits et gestes

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Les prétendants à la magistrature suprême affichent des attitudes qui semblent en cohérence avec leur vision pour le Cameroun.
Par Lucien Bodo
22 septembre, premier jour de campagne électorale. A l’esplanade du Lycée Bilingue de Bonabéri, une foule déchaînée attend Maurice Kamto. Le champion du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) arrive aux environs de 11h. Il est vêtu d’un maillot des Lions indomptables de football floqué de son nom et du dossard n°18. Ce faisant, il reste fidèle à sa philosophie de départ, celle-ci qui veut qu’il soit « le tireur de pénalty ». « Mon pied ne tremblera pas », indique d’ailleurs à cet effet l’un de ses slogans secondaires. Une mise en scène qui n’est en aucun cas gratuite.

Car, depuis le début de son déploiement en tant que candidat au scrutin présidentiel du 07 octobre prochain, Maurice Kamto se présente comme l’avant-centre et capitaine de l’opposition à même de marquer le but qui éliminera Paul Biya de la course au sacre final. Poursuivant dans sa logique, il s’est même attaché les services d’un « entraîneur ». Le 25 septembre dernier, Jules Frédéric Nyongha a annoncé, à travers une vidéo sur Facebook, qu’il allait voter pour le candidat du Mrc. « Le tireur de pénalty » a donc déjà un coach.

Dans les faits et les gestes, Serge Espoir Matomba développe aussi sa stratégie. L’homme du Peuple uni pour la rénovation sociale (Purs) se présente depuis des mois en bras de chemise, y compris lorsqu’il est invité à une émission télé à forte audience. Derrière ces manches retroussées en permanence, le candidat du Purs veut sans doute montrer l’immensité de la tâche qu’il y a à accomplir pour remettre le Cameroun debout. Sur le terrain, l’homme privilégie tantôt le contact direct, tantôt des entretiens groupés, plutôt que les meetings populaires. Pétillant d’énergie et faisant parler son éloquence, Cabral Libii de son côté met en avant son dynamisme et sa capacité à mobiliser les foules dans la vie réelle. Cette stratégie lui réussit plutôt bien puisque celui que beaucoup considéraient comme « le candidat des réseaux sociaux », réalise des prouesses sur le terrain.

D’autres candidats tels que Akere Muna se la jouent un peu à l’américaine. « Mr Clean » ne met pas de costume cravate. Casquette sur la tête et chemise, le porte-étendard du Front populaire pour le développement (Fpd) ne s’encombre d’aucun artifice. Tout est fait en toute simplicité. Un peu à l’opposé de Afanwi Frankline Ndifor. Le candidat du Mouvement citoyen national camerounais bat campagne à bord d’un véhicule de marque Hummer. Et ne se soustrait pas à son penchant de prédicateur sur les plateaux de télé et lors des meetings. Pendant ce temps, Paul Biya, toujours inexistant sur le terrain, fait parler de lui sur les affiches. Subtile, sa cravate rouge incarne le pouvoir. Le mouvement de ses bras et son regard suggèrent qu’il tient à persuader le peuple qu’il a « la force de l’expérience ».

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