Mercredi, 17 Juillet 2019
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Cameroun: la rumeur proclame l’année blanche de toutes les peurs

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Le ministre des Enseignements secondaires et le ministre de l’Education de base démentent, à leur tour, la rumeur grandissante, celle de l’année  blanche. La crise dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du Cameroun a paralysé le système éducatif dans ces régions depuis novembre dernier. Les ministres en charge de cette question ont, à maintes reprises, signé des communiqués demandant à toutes les parties prenantes de reprendre le chemin de l’école, mais les consignes n’ont pas toujours été suivies. Le durcissement de la crise a poussé des observateurs à affirmer que 2017 sera déclarée année blanche au Cameroun. Il n’en est rien ! C’est en tout cas ce qu’indiquent les communiqués du ministre de l’Education de base et de celui des Enseignements secondaires signés vendredi dernier.
Dans sa sortie, le ministre des Enseignements secondaires (Minesec), Jean Ernest Ngalle Bibehe est péremptoire. « Il n’y aura pas d’année blanche au Cameroun ». Dans la même veine, son homologue de l’Education de base (Minedub), Youssouf Hadidja Alim, qui brandit opportunément sa qualité de présidente de la Commission nationale du Cameroun pour l’Unesco, « dénonce et condamne avec la dernière énergie cette campagne de désinformation».
Ces membres du gouvernement ne se contentent pas de démentir la rumeur qui a cours sur les réseaux sociaux. Ils s’expriment également sur le déroulement des examens et concours officiels 2017 gérés par leurs départements ministériels. Le Minesec précise  que les examens officiels de la session 2017 organisés par le Cameroon General Certificate of Education Board, l’Office du baccalauréat du Cameroun, la Direction des examens, des concours et de la certification se dérouleront sur l’ensemble du territoire national aux dates prévues et les diplômes délivrés au terme de ladite session seront « conformes et crédibles ».
Le Minedub, quant à elle,  rappelle que les opérations relatives à la préparation  (inscription et organisation matérielle) des examens et concours officiels de la session 2017,  se poursuivent sans discontinuer.
Ces sorties synchronisées viennent conforter celle du ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella qui affirmait, courant janvier, chez notre confrère Cameroon tribune qu’il «n’y aura pas d’année blanche au Cameroun. Ce ne sont ni les journaux ni les réseaux sociaux qui décrètent une année blanche (…) La loi républicaine va se rétablir parce que le droit à l’éducation fait partie des droits de l’Homme. ».
En filigrane de ces positions fermes, on perçoit une certaine gêne, voire une frilosité du gouvernement, car il va de soi que la couverture des programmes est largement déficitaire dans la partie anglophone du pays (par rapport à la zone francophone), du fait de la grève des enseignants. Dès lors, les mesures politiques qui seront prises pour sauver l’année scolaire seront-elles suffisantes pour attester de la légitimité des diplômes qui seront délivrés ? Les conséquences du « passage en force » ou de la « raison d’Etat » ne déteindront-ils pas plus tard sur la qualité des certifications issues de cette « année noire » de l’éducation dans les régions du Nord et du Sud-Ouest, en particulier et au Cameroun en général ?
Par Mélanie Ambombo

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