Samedi, 28 Novembre 2020
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Cameroun-Commonwealth:25 ans de coopération au scanner

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Esquisse de bilan d’une relation officialisée à Auckland, le 13 novembre 1995.  

Par Jean De Dieu Bidias

Depuis son arrivée à la tête de l’organisation en 2016, la secrétaire générale du Commonwealth, la Britannique Patricia Janet Scotland, a effectué deux voyages au Cameroun. Et pour le même motif : la crise anglophone. Lors de son premier déplacement, le 19 décembre 2017, elle exprimera au président de la  République, Paul Biya, sa « grande tristesse » au détour d’un dîner offert en son honneur au Palais de l’unité, non sans appeler « les Camerounais à préserver la paix et l’unité, et à privilégier en toute circonstance le dialogue ». Son deuxième voyage, fin novembre 2019, rentrait dans le cadre d’une mission conjointe avec le président de la commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, et la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), Louise Mushikiwabo. Dans le domaine de la coopération multilatérale, aucun partenaire du Cameroun n’a organisé autant de missions de haut niveau dans le pays,  depuis le déclenchement du conflit armé dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Ceci traduit le bon état des relations entre le Club des Gentlemen et le Cameroun, lesquelles durent depuis le 13 novembre 1995, à Auckland (Nouvelle Zélande).

La coopération entre le Cameroun et le Commonwealth s’est depuis étendue sur un large éventail d’activités qui forment un modèle adossé sur des piliers tels que le vivre-ensemble, le développement économique, la démocratie et la paix. A l’occasion de la célébration du 25e anniversaire de l’adhésion du Cameroun à cette organisation, le 13 novembre dernier, le ministère des Relations extérieures (Minrex) a dressé une esquisse de bilan qui indique que, grâce à cette relation,  le pays a réalisé un certain nombre d’avancées dans les domaines politique et juridique, économique, technique et culturel, ainsi que dans les domaines social et non gouvernemental. Sur le plan politique et juridique, c’est grâce à la Commission présidentielle Cameroun- Commonwealth sur les réformes politiques du 14 décembre 2002, qui a supervisé les réformes dans des domaines électoral, judiciaire, la décentralisation et les droits l’homme et les libertés publiques, qu’a été mise en place  l’Observatoire national des élections (Onel) en 2003, qui a posé les jalons de la création d’Elections Cameroon (Elecam).

Cette instance a également permis la restructuration de la Commission nationale des droits de l’Homme et des libertés (Cndhl) en 2004 avec l’assistance du Commonwealth qui a financé la formation de ses membres désignés en 2004, 2006 et 2007 ; la création de la Commission nationale anti-corruption (Conac) en mars 2006 ; l’adoption par l’Assemblée nationale en juin 2005 du Code de procédure pénale harmonisé, qui est entré en vigueur en 2007 ; la loi sur l’organisation de la Cour des comptes de la Cour suprême ; la réforme pénitentiaire, y compris le transfert de la gestion des affaires pénitentiaires du ministère de l’Administration territoriale au ministère de la Justice, ainsi que la création des bases de données sur les détenus.

Jeunesse

Dans les secteurs économique et technique, le Commonwealth a fourni au Cameroun un logiciel d’enregistrement et de gestion de la dette. Cet outil a contribué à l’efficacité du travail de la Caisse autonome d’amortissement et à l’élaboration d’une politique nationale de la dette. Par ailleurs, dans le but de mettre en œuvre l’agenda sur la connectivité  du Commonwealth adopté en 2018, le Cameroun en tant que membre de trois groupes de travail sur les cinq existants dans le cadre de cette initiative, a non seulement partagé son expérience avec d’autres pays membres de ces groupes de travail, mais a aussi bénéficié du partage des bonnes pratiques en matière de commerce et d’investissement. De plus, compte tenu de l’augmentation du volume du commerce intra-Commonwealth dont l’impact financier s’élèvera au moins 2 trillions de dollars d’ici à 2030, le pays bénéficiera incontestablement desdites retombées. En 2016, le Cameroun a adhéré au Commonwealth Enterprise and Investment Council (CWEIC), qui a succédé au Commonwealth Business Council (CBC).

De nombreux autres fruits de cette coopération sont visibles dans les domaines culturel, sportif, dans la conservation des forêts, dans la cybersécurité, l’éducation avec des centaines de bourses d’études au profit d’étudiants et chercheurs camerounais etc. Le Commonwealth a également encouragé la mise sur pied un Conseil national de la jeunesse.

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