Lundi, 14 Octobre 2019
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Douala Stock Exchange: les révélations du pasteur Kamdem Dieunedort sur l’arnaque au Forex

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Dieunedort Kamdem dit ne pas être le propriétaire de l’entreprise à l’origine de la collecte de fonds.

Par Jean De Dieu Bidias

Le 30 mai dernier, la Commission des marchés financiers (Cmf), régulateur de la Douala Stock Exchange (Dsx), la bourse des valeurs mobilières au Cameroun, rendu public un communiqué. Dans ses lignes, elle attire l’attention sur une campagne de collecte de fonds auprès du public. Celle-ci est lancée par une entreprise dénommée Gesem Forex Trading. Sa paternité est attribuée au célèbre évangéliste Dieunedort Kamdem, le promoteur de la « Cathédrale de la foi ».

Cette société aurait collecté auprès de 250 à 300 personnes des fonds dont le montant n’est pas révélé par la Cmf. Des fonds destinés à des spéculations sur le marché des changes (Forex) afin de faire des bénéfices de l’ordre de 25% sur chaque opération. La société « ne remplit pas les conditions réglementaires requises pour procéder à de telles opérations. Et en plus elle n’offre pas les garanties de transparence et de fiabilité nécessaires », insiste le gendarme du marché financier.

Le pasteur reconnaît avoir effectivement incité des usagers à souscrire. Mais, dit ne pas être lié à Gesem Forex Trading, que l’on présente comme étant une filiale de Gesem Group. C’est une propriété de l’Ivoirien Kouadio Kouakou Koffi Nathan. Elle est implantée en Côte d’Ivoire et au Ghana. Devant l’indignation des victimes le pasteur Dieunedort Kamdem se défend: « Qu’il me soit permis de dire d’entrée de jeu qu’en aucune manière, je n’ai pas créé un réseau. Même pas une entreprise dans le but de pouvoir collecter des fonds.

Gesem n’a rien à voir avec Dieunedort Kamdem ; je n’en suis ni actionnaire, ni dirigeant. Pendant un séjour à Abidjan , j’ai été approché par certaines personnes, des chrétiens dans une église. Ils m’ont fait part de ce qu’ils investissaient dans une société qui fait dans le Forex Trading. Après des enquêtes, ça marchait de ce côté-là, et moi-même j’ai souscrit pour 10 millions F Cfa.

Les intérêts variaient entre 15 et 40%, selon un certain nombre de structures qui devaient être mises sur pied », explique le prédicateur. Lorsque ces investisseurs décident de s’installer au Cameroun, « en tant que pasteur et travaillant dans le cadre de l’œuvre sociale, je me suis rendu compte que beaucoup de chrétiens venaient à mon bureau pour me demander de l’argent pour payer la scolarité de leurs enfants ou pour bien d’autres choses. Alors, je me suis dit que s’il y a une entreprise qui est capable de faire une telle chose et permettre aux gens d’avoir de tels revenus, c’est une aubaine », poursuit-il.

Porter plainte au Secrétariat d’Etat 

A l’en croire, « au niveau de Douala, plusieurs souscripteurs ont bel et bien gagné de l’argent au départ [lui-même avoue en avoir gagné,Ndlr]. D’ailleurs, nous avons les reçus. Aussi, c’est en février que nous rendons compte qu’il y avait anguille sous roche. Et c’est dès cet instant qu’on décide de se déconnecter de la structure et de porter plainte au Secrétariat d’Etat à la Défense. Il s’agit d’un collectif d’une cinquantaine de personnes sous mon égide, qui ont souscrit à Yaoundé et Douala (…) En conclusion, je n’étais qu’un client qu’ils ont utilisé. Ils savaien que je connaissais beaucoup de gens. Ils ont utilisé mon image et jusque-là je pensais que c’était correct ».

Dieunedort Kamdem fait savoir que Gesem Forex Trading avait engagé dès son arrivée au Cameroun, une procédure de légalisation. C’était auprès de Me Gérard Kack Kack, un notaire de renom. Il n’en sait rien de la suite. Mais, à partir du communiqué de la Cmf, il apparaît clairement qu’elle n’avait pas abouti. Et sous réserve des procédures judiciaires engagées aussi bien en Côte d’Ivoire qu’au Cameroun, l’homme de Dieu déclare que dès lundi prochain (19 juin), à Douala, « les premières personnes auront les premiers remboursements. Leur argent tourne autour de 40 millions F Cfa. Pour Yaoundé, je ne maîtrisais rien. C’est un chef d’agence venu d’Abidjan [une certaine Myriam, Ndlr] qui collectait les fonds et les expédiait du côté d’Abidjan ».

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