Dimanche, 18 Août 2019
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Bimbia:en quête d’une inscription au patrimoine de l’Unesco

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Au cours de l’audience à elle accordée par le Minac, Lisa Aubrey révèle que la diaspora pourrait faire du lobbying en faveur du Cameroun.
Par Vanessa Bassale
Voir Bimbia, inscrit au patrimoine de l’Unesco (Organisation des nations unies pour l’education, la science et la culture), c’est l’un des souhaits de Pierre Ismaël Bidoung Mpkatt, le ministre des Arts et de la Culture. De retour de Bakou en Azerbaïdjan où il a participé à la 43e session du comité du patrimoine mondial, le Minac a accordé une audience à Lisa Aubrey. Une scientifique qui a effectué des recherches sur le commerce des esclaves. L’universitaire qui a d’ailleurs rédigé un livre s’est appesantie sur le site de Bimbia.

De ses travaux, il ressort que Bimbia, localité de la région du Sud-Ouest, a bel et bien « accueilli des navires de différents pays qui venaient prendre des esclaves au Cameroun, pas seulement le long de la cote mais aussi à l’intérieur du territoire ». De plus, elle s’appuie sur des résultats de tests ADN qui de certains foyers de population de la diaspora qui permettent de confirmer que plusieurs Américains ont du sang camerounais. Preuve que leurs ancêtres ont été déportés pendant l’esclavage. Pour étayer son propos, elle révèle qu’il a par exemple été démontré que Oprah winfrey, la célèbre présentatrice télé, et femme d’affaires américaine a un ADN bamiléké.

Après son intervention, des directeurs du Minac qui ont pris part à ladite audience n’ont pas manqué de demander s’il est possible d’inciter cette puissante diaspora à faire du lobbying en faveur du Cameroun. A cette question, la spécialiste répond que « cette diaspora est là et qu’elle est disposée à œuvrer et à encourager la nation ». Et de poursuivre que « certains sont même déjà revenus au Cameroun pour rencontrer des membres de leur famille».

Mais comme l’a rappelé le directeur du patrimoine au Minac, la présence de documents fiables prouvant que Bimbia a joué un rôle important dans le commerce des esclaves ne suffira pas à convaincre les responsables de l’Unesco, il faudra ajouter à cela « des données archéologiques du site». Une information qui amène le Minac à révéler que des dispositions sont prises pour accueillir dans les prochains jours une équipe d’experts de cette organisation onusienne qui fera une descente à Bimbia.
Il est important de rappeler que le Cameroun compte déjà deux sites inscrits au patrimoine de l’Unesco à savoir la réserve de la faune du Dja (1987) et le trinational de la Sangha (2012).

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