Samedi, 28 Novembre 2020
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Benjamin Yakana: « Faire vivre l’actualité à travers notre plume »

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Journaliste, il revient sur les difficiles conditions de vie des chrétiens dans la région septentrionale pendant la crise sécuritaire liée aux attaques de Boko Haram. 

Par Josiane Afom

Vous avez écrit un ouvrage dont le titre est «Lutte contre Boko Haram. Les victimes collatérales nous parlent ! » Dans quelles circonstances avez-vous produit ce livre ?

Nous avons eu l’occasion de partager la douleur de quelques-uns des concitoyens qui vivent la crise de Boko Haram depuis les années 2010. Il nous est paru opportun de faire vivre à ceux qui ne sont pas toujours sur le terrain et qui ne sont pas au fait de ce qui se passe sur le terrain, exactement ce dans quoi nos frères sont impliqués depuis les années 2010. C’est un quotidien qui est fait de calvaire, de misère et de souffrance à cause des agressions de la secte terroriste. Donc, nous avons pensé qu’à travers notre plume, on peut faire vivre cette actualité, cette réalité à nos concitoyens. Donc,  je parcours les origines de Boko Haram, je parcours cette guerre qui est importée. Je parle aussi de l’église puisque j’ai rencontré beaucoup de religieux, des pasteurs, de leur foi qui est inébranlable malgré l’adversité.

Je parle aussi de leur misère. Et j’encourage les âmes de bonne volonté chrétiens ou pas à faire des actions de charité en l’endroit de ces chrétiens-là.

Quelle est la situation sur le terrain ?

C’est assez difficile sur le terrain parce que les terroristes sont assez subtiles. Au départ on donnait l’impression que le christianisme était combattu. Mais quand on voit l’évolution sur le terrain, ces mêmes personnes qui disent être des musulmans agressent les chrétiens et les musulmans. Elles se sont opposées à la justice et à l’église. Du coup, quand on regarde, on ne peut pas conclure que c’est une guerre de religion. Sauf que, quand les Boko Haram agissent, ils le font sous la bannière de l’Islam et c’est cela qui sème souvent la confusion parce que vous vous souvenez bien, quand ils attaquent un village, quand ils agressent des personnes, ils récitent des formules musulmanes et disent agir au nom de l’Islam. Mais, très clairement, beaucoup de musulmans que nous avons rencontrés ne se reconnaissent pas dans cette façon de pratiquer la religion.

Quelles sont les solutions de sortie de crise que vous proposez dans votre ouvrage

Je propose des solutions au dernier chapitre de mon ouvrage. Elles portent sur des actions à intenter parce que je pense que nous avons été longtemps déconnectés de ce qui se passe là-bas et je dis que chacun à son niveau peut intervenir. Si on est chrétien, on peut intervenir dans le sens de la prière, dans le sens de la générosité. Nous sommes allés plusieurs fois remettre des dons. Maintenant, si on est médecin, psychologue, psychiatre, on peut aussi intervenir en faisant montre de ses capacités pour aider ces personnes qui sont affaiblies sur le plan mental par ce qu’elles ont vu.

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