Vendredi, 20 Juillet 2018
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Auto-écoles:vers un mouvement d’humeur des promoteurs

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Ils contestent le paiement des frais liés à l’inscription en ligne des candidats à l’examen du permis de conduire.

Par Guy Martial Tchinda

Dans une lettre adressée au Premier ministre datant du 02 décembre dernier, le collectif des exploitants d’auto-écoles au Cameroun s’insurge contre le paiement des frais liés à l’inscription en ligne des candidats à l’examen du permis de conduire. Un paiement organisé par Pressprint, opérateur en charge de la sécurisation des permis de conduire camerounais. En effet, « en parcourant tous les textes et dispositions règlementaires anciens comme nouveaux relatifs à la formation dans les auto-écoles et au processus d’obtention du permis de conduire […], il ne ressort nulle part une disposition instituant un paiement de l’inscription en ligne », peut-on lire sur le document parvenu à notre rédaction.
Toutefois, Pressprint exige désormais à chaque candidat, à travers son auto-école, de lui verser 5000 Fcfa pour son inscription en ligne. Somme qui lui permettrait d’assainir le secteur et de recouvrer les fonds investis pour la mise en place d’un nouveau système de sécurisation de ce document. « Selon l’arrêté n°183 qui régit les auto-écoles, tout apprenant doit faire deux mois de formation, ce qui n’est pas respecté. Le ministère des Transports nous a demandé de mettre en place un système qui va s’assurer du respect de cette disposition, et nous avons développé un système informatique à cet effet », renseigne le directeur des projets de Pressprint, Agboraw. Un avis partagé par M. Ayina, responsable de la cellule de communication du ministère des Transports. « Cet argent sert au suivi du candidat et à l’archivage de ses données », affirme-t-il. « L’argent que nous demandons aux auto-écoles représente les frais de mise en place et de gestion de ce système, mais également le livret que nous remettons à chaque candidat pour le suivi de sa formation. Et l’auto-école qui ne paie pas cette somme ne pourra pas enregistrer ses apprenants à l’examen », renchérit Agboraw.
De son côté, le collectif des exploitants d’auto-écoles est résolu à ne rien payer. Il envisage par ailleurs d’engager des poursuites judiciaires contre Pressprint et d’organiser les mouvements d’humeur sur toute l’étendue du territoire national, si jamais les candidats sont interdits de prendre part à la prochaine session de l’examen du permis de conduire prévue le 04 février prochain.

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