Vendredi, 30 Octobre 2020
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Atongsang Fualefac: « Environ 2000 Camerounais ont pu récupérer leurs documents »

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Directeur des affaires générales de la startup Back2u, il porte à la connaissance du public la vision pour l’année 2020 ; non sans dresser le bilan des activités depuis le lancement officiel en août 2019.

Par Arnaud Kuipo

Les activités de la startup Back2u ont été lancées officiellement en août 2019 à Yaoundé. Quel bilan dressez-vous depuis cette période ?

Depuis août 2019 nous avons mené plusieurs activités. Nous avons eu 31 000 souscriptions dans l’intervalle de deux mois seulement. C’est vrai que certains n’ont pas confirmé du fait de problèmes liés au réseau. Ils font néanmoins partie de notre base de données. Nous faisons des efforts pour communiquer. Certainement qu’elles sont nombreuses ces personnes qui ne connaissent pas encore notre solution. Nous avons au niveau du siège, ici à Yaoundé, une équipe composée de 22 personnes pour recevoir les usagers.

Disons que nous avons travaillé sur le bilan au terme de l’année 2019, mais nous sommes encore en voie de rassembler les données chiffrées. Ceci étant dû au fait que nos employés, au niveau des régions, n’ont pas été en mesure d’envoyer les données à temps. Mais comme indiqué, dans les deux premiers mois, après évaluation, nous étions à 31 000 personnes. C’est aussi vrai que le nombre baisse, mais nous avons mis en place le nécessaire pour revenir à ce chiffre, et aller même au-delà.

Votre service n’est disponible, dans une certaine mesure, qu’aux abonnés de la Mobile Telephone Networks (MTN). Qu’en est-il des autres opérateurs ?

Pour le moment, nous travaillons uniquement avec MTN. Mais les discussions devant aboutir à l’établissement du partenariat avec Orange Cameroun sont vers la fin. Avec Nextel le processus est aussi en cours, mais il est lent.

Qu’est-ce qui justifie que ce soit avec MTN que vous avez débuté votre activité ?

C’est parce que l’opérateur a été en mesure de comprendre le concept à temps ; percevoir les avantages de ce concept pour leur service, le nôtre et pour les Camerounais en général. Il a adhéré à cette initiative sans difficulté.

Vous bénéficiez d’un agrément de l’Agence de régulation des télécommunications (Art) ; lequel vous permet d’avoir un numéro vert. On peut déduire que vous entretenez de très bonnes relations avec le gouvernement camerounais…

Exactement. Nous avons un numéro vert qui est le 8558. Il est disponible à tout Camerounais via n’importe quel réseau, et ce gratuitement. Nous sommes une entité légale.

Il va sans dire que vous rencontrez néanmoins des difficultés. Quelles sont-elles ?

Comme toutes les startups, il est évident que nous sommes confrontés à des défis financiers. Raison pour laquelle notre vitesse de communication est un peu lente. Si les moyens étaient disponibles, comme nous l’aurions souhaité, nous aurions une communication très agressive. Et je suis sûr que toute la nation aurait été au courant de Back2u.

Comment bénéficie-t-on des services de Back2u ?

C’est simple comme bonjour. On souscrit au service en envoyant le message START par SMS [Short Message Service, Ndlr] au 8558 et on confirme ce message. Quand on a souscrit, ce service va revenir à 50 Fcfa par semaine et 200 Fcfa le mois. Mais nous nous dirigeons vers la modification du tarif. C’est ainsi que dans les prochaines semaines, l’on aura à payer 100 Fcfa le mois, parce qu’il s’agit d’un projet social. Nous voulons que tout le monde, même les mamans dans les villages, puisse en bénéficier.

Je précise que nous avons trois méthodes de souscription. Il est possible de le faire, soit via notre application mobile, soit par le canal indiqué plus haut, soit par notre site web www.back2u.com. Une fois qu’une personne devient souscripteur, elle est contactée quand Back2u est en possession d’un document lui appartenant. Dans ce cas, elle vient chez nous récupérer ledit document sans débourser une quelconque somme d’argent. Pour celui qui n’a pas souscrit à notre service, il lui faudra payer 3000 Fcfa par document. Cette somme d’argent nous permet de gérer nos activités quotidiennes.

Avez-vous l’impression d’être vraiment sollicité par le public ?

Il faut dire que la question de la perte de documents est un gros problème. Ce n’est pas l’exclusivité du Cameroun. Il est évident qu’une bonne poignée de Camerounais sollicite le service, appelle le 8558 pour savoir si leurs documents ont été retrouvés. Environ 3000 documents perdus nous sont parvenus. Et environ 2000 Camerounais ont pu rentrer en possession de leurs documents via notre service.

Intéressons-nous à présent à vos défis pour cette année 2020. Quels sont-ils ?

Les défis sont énormes. Notre principale vision est de concrétiser notre partenariat avec Orange Cameroun, ainsi que Nextel. Nous aurons ainsi un plus large champ d’action. Présentement nous sommes limités à environ 10 millions de personnes, qui sont des abonnés de MTN, bien que les abonnés d’autres réseaux bénéficient de notre service. Mais la majorité ce sont les abonnés de MTN, puisque nous sommes en mesure de les contacter quand nous avons leurs documents. Pour les autres, c’est à eux d’entrer en contact avec nous.

Back2U est également en voie d’établir un partenariat avec Express Union. Ceci nous permettra d’avoir des points focaux sur toute l’étendue du territoire national ; c’est-à-dire dans les 360 arrondissements. Les négociations sont au niveau de 90%. Dans les prochaines semaines, nous sommes certains que le partenariat sera effectif. Ainsi, les populations des localités comme Garoua-Boulaï [région de l’Est, Ndlr], Nkambe [région du Nord-Ouest, Ndlr] pourront bénéficier de notre service ; parce que nous aurons à notre disposition ces points focaux.

Autre chose, nous pensons que nous avons besoin d’un appui institutionnel. Nous espérons que le gouvernement nous donnera cet appui, d’une manière ou d’une autre -pas nécessairement financière- pour nous permettre de mener nos activités avec une relative aisance.

Nous avons également à l’esprit la constitution d’une bonne base de données, avec des souscripteurs qui sont rependus sur toute l’étendue du territoire national. Nous serons ainsi en mesure d’atteindre, plus facilement, avec ou sans une stratégie de communication formelle à notre niveau, davantage de Camerounais. En termes de chiffres, nous espérons enregistrer un demi-million de Camerounais qui auront soit bénéficier de notre service, soit amené quelqu’un à en bénéficier. Et bénéficier du service c’est aussi en souscrivant.

Par ailleurs, nos portes sont ouvertes pour d’éventuels nouveaux actionnaires. Nous attendons ceux qui pensent que notre initiative est bonne. Qu’ils viennent, et qu’ensemble nous fassions le travail.

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