Samedi, 15 December 2018
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Assassinat d’Avenir Ava:trois suspects aux arrêts

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Ils ont été présentés par la Drpj, hier 27 novembre pour reconstitution des faits.
Par Cyril Marcel Essissima
Jour peu ordinaire hier 27 novembre à la division régionale de la police judiciaire (Drpj) du Centre à Yaoundé. La présence des journalistes scrutant la sortie arrière du bâtiment suscite la curiosité des usagers. Par réflexe, certains s’arrêtent, d’autres ralentissent le pas. Ils sont sommés de s’éloigner pour ne laisser place qu’aux hommes de médias. C’est alors qu’apparaissent trois jeunes aux visages durs, les pieds enchaînés. L’un membru, vêtu d’un tee-shirt rouge et d’un pantalon jean noir, paraît plus décontracté que les deux autres quasiment habillés à l’identique avec tee-shirts et pantacourts, les yeux rivés vers le sol.
Affiches collées sur la poitrine, ils sont présentés par la police comme faisant partie « d’un gang spécialisé dans les braquages des personnalités et agressions à mains armées dans la ville de Yaoundé et ses environs».
Plusieurs forfaits sont imputés à la bande à Amadou Njikam alias Amas (35ans), Atezoe Ambroise alias Mvondo Richard (34ans) et Lobe Loïc alias Messongui Henri ou alias Dollar (29 ans).
Ils sont notamment les « auteurs présumés » du « cambriolage survenu au domicile de l’économiste Touna Mama, par ailleurs conseiller spécial n°1 dans les services du Premier ministre, de l’assassinat (dans la nuit du 15 au 16 novembre dernier) de l’artiste musicien Avenir Ava à son domicile à Nkoabang », des « braquages de Ernest Obama, journaliste à la chaîne de télévision Vision4, et du journaliste Mballa Mekongo au niveau du quartier Odza où le curé Félix Désiré Amougou a été blessé par balle à la poitrine». Pour ne citer que ceux-là.
Il est à relever que les trois suspects en question sont tous des anciens « repris de justice ». Par ailleurs, les faits qui leur sont reprochés ont été commis en l’espace d’un mois. C’est-à-dire entre le 20 octobre et le 21 novembre de l’année en cours.
S’agissant de l’artiste, Amas est passé aux aveux. « Je ne suis pas sorti de chez moi pour ôter la vie à quelqu’un. C’est un vol à mains armées qui a mal tourné. Je suis arrivé lorsqu’il garait son véhicule. Je lui ai demandé de me remettre de l’argent. Il m’a dit qu’il n’a rien. On a fait le tour de la voiture, il avait une main cachée dans le dos. Alors pour l’effrayer, j’ai tiré une balle entre ses pieds. Il s’est alors adressé à moi en langue Ewondo qu’il n’avait rien. Les voisins ont commencé à ouvrir leurs portes. Puisqu’il avait toujours sa main derrière, je ne savais pas ce qu’il avait. Et en voulant donc m’échapper, j’ai essayé de tirer en l’air. Et comme je n’ai reçu aucune formation pour manipuler les armes, apparemment cette balle l’a touché mortellement », a-t-il déclaré sans état d’âme. Quant aux armes du crime, il dit les avoir trouvées « chez un magistrat et chez un sous-préfet ». Il conclut en révélant que: «personne ne m’a commandité pour faire ça […] C’était dans notre mode opératoire de filer les véhicules. Je suis allé voir un conducteur de moto et puis il a pris son véhicule en chasse. Je suis sorti de prison depuis 2016 et ça ne fait pas trois mois que j’ai eu les armes »
Lors de la présentation des suspects à la presse, la Drpj a également exposé « deux pistolets automatiques des marques Canik55 (fabrication turque) et Shadow (fabrication tchécoslovaque), cinq chargeurs garnis de 40 munitions de 09 mm et trois paquets en rouleau de cannabis ».

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