Mardi, 14 Août 2018
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Appareil électroménager:incursion dans les ateliers de dépannage

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Qu’ils aient été formés sur le tas ou dans une école, les réparateurs sont sollicités par la clientèle.
Par Jean-Christophe Ongagna
Laurent Eyenga a des soucis avec son téléviseur qui fait des siennes. Son appareil électroménager n’arrive plus à s’allumer. Il se rend cet après-midi (08 août dernier) chez Clovis Koagne, son réparateur attitré, par ailleurs propriétaire d’un atelier de dépannage d’appareils électroniques. « Je n’arrive plus à lancer la recherche automatique avec la télécommande », déplore-t-il, avant de poursuivre : « Je ne sais plus quel bouton j’ai touché et ça s’est subitement éteint. Comme à la maison tout le monde regarde les séries novelas, ma femme en particulier, ça ne peut pas rester comme çà et c’est ce qui m’amène chez mon réparateur ».

Ce type de situation embarrassante est le lot quotidien des électroniciens comme Clovis Koagne, qui à l’occasion, nous donne volontiers un aperçu de son activité. Notre interlocuteur dit dépanner des appareils autres que des téléviseurs. « Ici, je dépanne des amplificateurs, des consoles, des postes de radio, des lecteurs Cd et Dvd. Bref, tout ce qui se rapporte à l’électronique », énumère-t-il en s’empressant d’examiner le téléviseur de son fidèle client.

L’arrivée sur le marché des écrans dits plasmas ne semble pas compliquer le travail, ce malgré la cherté des pièces. « Le dépannage des écrans plasmas est rapide, contrairement à celui des écrans à tube cathodique. Leurs pannes sont spécifiques et ne nécessitent pas un matériel tellement différent de celui utilisé pour les écrans analogiques. Prenons le cas d’une panne d’alimentation. Ici, on change simplement la pièce relative à l’alimentation, or, avec les écrans à tube cathodique, il faut contrôler les pièces une par une pour pouvoir trouver la pièce défectueuse », explique celui qui a appris le métier quatre ans durant sur le tas, dans un atelier de formation à Bafoussam, dans la région de l’Ouest. Dans son ensemble, l’activité est malheureusement aujourd’hui, infestée d’imposteurs. Il faut par conséquent, savoir distinguer le bon grain de l’ivraie. Ce détail clé se situe au niveau de la formation.

Ce préalable est également nécessaire pour l’électroménager. Contrairement à Clovis Koagne qui a acquis l’expérience de son métier sur le tas, Landry Djoumessi, lui, a suivi à l’école, une formation théorique de frigoriste à la base, avant d’asseoir ses connaissances sur le plan pratique. « Dans mon domaine, l’électricité c’était la base à l’école avant de virer en F5 (filière Froid et climatisation dans l’enseignement secondaire technique, Ndlr). Ce complément de formation m’a beaucoup aidé, car, par la suite, j’ai sur le plan pratique, approfondi ma formation», explique le propriétaire de l’atelier « Classique Froid et Climatisation », qui n’a pas de clients à dépanner dans l’urgence ce matin.

Clients

Comme dans tout métier selon Landry Djoumessi, le dépannage des appareils électroménagers connaît des difficultés comme la qualité du matériel utilisé ou encore des imprévus qui rendent difficiles le travail et qui sont sources de conflit avec les clients. « Tu peux aller acheter une pièce selon le travail que te confie un client. Tu reviens et tu montes la pièce. Malheureusement, ça se gâte. Etant donné que nous travaillons

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