Samedi, 20 Octobre 2018
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André Eyebe Ayissi : « Il n’y a pas matière à paniquer de la famine dans la région de l’Extrême-Nord »

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Le ministre de l’agriculture et du développement rural rassure la population de cette région

Par Jacques Kaldaoussa
Que peut-on retenir de votre rencontre avec les agriculteurs et les producteurs de l’Extrême-Nord ?
J’ai effectué cette visite dans l’Extrême-Nord au titre du lancement des mini-comices agropastoraux de fin d’année 2017. Le lancement sur l’ensemble du territoire national a eu lieu le 20 décembre 2017 dans la région du Nord, dans la localité de Gouna, près de Garoua. Les mini-comices ont vocation à offrir une vitrine du monde rural et surtout sont à un lieu de concentration, un espace commercial privilégié en fin d’année pour aider les populations à s’approvisionner au titre des fêtes de fin d’année. Nous tenons à consolider la tendance qui est celle de sortir de l’insécurité alimentaire grâce aux efforts conjugués du Minader et du Minepia et du Mincommerce pour ce qui est de la régulation des prix.

Justement, comment réagissez-vous à la rumeur persistante d’une potentielle famine dans la région dans les prochains jours ?
En dehors des aléas climatiques liés à la faible pluviométrie, la sécurité alimentaire de la région de l’Extrême-Nord ne sera pas perturbée. Les productions des cultures fluviales seront consolidées par les prochaines récoltes de contre-saison dès la fin du mois de janvier 2018. L’estimation actuelle de la production agricole globale de toutes les céréales confondues est d’envron 1 million de tonnes pour couvrir des besoins se situant dans l’ordre de 990 000 tonnes correspondant au besoin annuel des populations de l’Extrême-Nord.

Comment les populations peuvent-elles être véritablement rassurées ?
Oui, il faut garantir la sécurité alimentaire, lutter contre les spéculations des prix entretenus voire provoquées par certains opérateurs économiques, il faut lutter contre la constitution de stocks visant à tirer profit de la revente ultérieure, il faut lutter contre la sortie massive de céréales vers d’autres régions et en particulier vers les pays voisins au détriment des consommateurs locaux. Oui, il importe de le dire, il n’y a pas matière à épiloguer, il n’y a pas matière à paniquer. Face à ce défi, le gouvernement de la république est à pied d’œuvre. Il continuera son élan de soutien aux populations de la région de l’Extrême-Nord. Sous la forme des appuis multiformes à la production, en intrants agricoles, en produits et médicaments vétérinaires, sous la forme des actions d’attributions et de gestion des stocks. les magasins de l’office céréalier son ravitaillés à suffisance en céréales en provenance des régions du Nord et de l’Adamaoua qui sont excédentaires pour ramener la disponibilité et l’accessibilité des denrées à un niveau acceptable au cours des prochains mois.

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