Mardi, 26 Mai 2020
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Alain Ekambi: “Nous travaillons sur une version plus performante”

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Le créateur de Dikalo, une application de messagerie camerounaise, fait le bilan de l’année 2019 et évoque les défis qui attendent son équipe en 2020.

Par Lucien Bodo

Comment s’est comportée l’application de messagerie Dikalo Messenger en 2019 ?

2019 a été une année très positive pour nous. Nous avons dépassé toutes nos attentes. Nous sommes passés de 300 000 messages en début d’année à 56 millions. Le nombre d’utilisateurs pendant cette période, est passé de 15 000 à 76 000. iOs et androïde confondus, nous avons environ 42 000 téléchargements. Donc 2019 était une bonne année pour nous et nous comptons maintenir ce cap pour 2020.

Des applications du même type innovent régulièrement en proposant divers services comme l’image, le son, la vidéo, les statuts, la suppression des messages, etc. Comment Dikalo fait pour essayer de suivre le rythme ?

En restant sur la pointe de l’innovation. Nous scrutons constamment ce qui se fait de bien chez les autres et essayons de l’implémenter chez nous tout en ajoutant une petite touche africaine. Techniquement, notre objectif est que Dikalo soit aussi bon et performant que toutes les autres plateformes connues.

Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez dans le développement et l’exploitation de votre produit ?

La plus grande difficulté est humaine. Faire comprendre aux gens que la nécessité d’une plateforme comme Dikalo est un grand challenge. Mais un challenge que nous avons accepté. Et petit à petit, les mentalités commencent à changer. Beaucoup commencent à comprendre l’importance de ne pas toujours dépendre des autres pour une chose aussi importante que la communication.

En 2019, il y a eu la présentation de Kunfabo, smartphone 100% africain. Est-ce que Dikalo a approché les concepteurs de ce téléphone pour un partenariat ?

Kunfabo est Guinéen. Marras Phone est Rwandais. Nous sommes en partenariat avec Kunfabo et nous sommes installés par défaut sur les téléphones Kunfabo. Nous n’avons pas encore de contact avec nos frères rwandais. On espère que le contact se fera au cours de 2020.

Quels sont vos grands chantiers pour 2020 et de quoi avez-vous besoin pour tenir le pari ?

2020 pour nous est placé sous le signe de la croissance. D’abord, sortir Dikalo 2. Une version plus rapide, plus performante et plus intuitive de Dikalo. Ensuite, introduire Nkap by Dikalo. Notre système de paiement en ligne intégré. Un outil dont nous espérons qu’il va faire bouger les services de mobile money au Cameroun et en Afrique.

Comment se déroule la coopération avec les autorités camerounaises en charge de l’économie numérique ? Les avez-vous approchés ?

Pour le moment nous n’avons encore rencontré aucune autorité. Nous ne les avons pas encore approchées et je ne sais pas si elles ont déjà entendu parler de Dikalo.  Notre focus est plus sur le fait de créer un produit qui va rendre tout le Cameroun entier fier. Et nous sommes persuadés qu’à travers cela, le contact avec les autorités se fera ; et nous verrons par la suite comment une collaboration est possible.

Quels sont, pour vous, les grands défis du numérique au Cameroun et Afrique actuellement ?

Y croire. Croire que nous sommes en mesure de faire ce que les autres font et nous donner les moyens de le faire. Le numérique reste un mystère pour beaucoup. Pourtant, aucun développement ne sera possible sans celui-ci. Nous nous devons d’y croire et promouvoir la construction et la mise en place des systèmes conçus par nous-mêmes. Pour une Afrique forte, fière et prospère.

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