Dimanche, 28 Février 2021
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Abdel Azizi Molouh:Un amour pour la sérigraphie

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Passionné de ce métier depuis le bas-âge, il a aujourd’hui une entreprise et forme plusieurs jeunes dans le domaine.

Par Josiane Afom

 

Faute de moyen pour s’inscrire à l’université, Abdel Azizi Molouh, après ses études secondaires sanctionnées par un baccalauréat, opte pour une formation en sérigraphie et en infographie. Un métier qui, dit-il avec sourire en coin, non seulement le passionnait depuis son bas âge, mais, blasait les jeunes. « J’étais ce jeune là qui rêvais être assis devant un ordinateur et pouvoir réaliser certains concepts », raconte-t-il. C’est dont aux côtés des personnes qui maitrisaient déjà la sérigraphie qu’il a été formé. Et, très tôt, il s’est mis à son propre compte, sans aucun appui quelconque. « Je ne peux pas dire que j’ai reçu un accompagnement du gouvernement. Je me suis développé comme tout artiste. Comme tout graphiste du domaine, c’est des personnes qui évoluent en fonction de leur talent », déclare l’originaire du département du Noun, dans la région de l’Ouest-Cameroun.

Aujourd’hui chef d’entreprise, Abdel Azizi Molouhet son personnel effectuent plusieurs tâches dans ses ateliers. Il s’agit  de l’impression des t-shirt ; la conception des panneaux publicitaires, des brandingauto, entre autres. Des travaux qui, en plus de la dizaine de personnes qu’il emploie, nécessite une main d’œuvre supplémentaire. « Si on prend le cas des t-shirts, on a besoin d’un bon effectif pour imprimer 1000 à 2000. Car, pendant que certains déballent, d’autres étalent, d’autres (techniciens en sérigraphie) impriment, d’autres chauffent dans les fours pour que la teinture adhère bien sur le support. Au même moment, il faut certains pour les plier et les remettre dans des plastiques. Quant-aux panneaux publicitaires, ils nécessitent une main d’œuvre adaptée pour la manutention et la fixation», explique le jeune entrepreneur, la quarantaine entamée. Quoi que, poursuit-il, cette main d’œuvre supplémentaire ne peut être employée à temps plein. Car, les travaux sont périodiques dans les ateliers. Ils dépendent des saisons et des événements qui sont programmés au cours de l’année.

Sur un autre plan, Abdel Azizi Molouh, marié et père d’enfants se félicite du soutien qu’il apporte aux jeunes. En effet, plusieurs jeunes passés dans ses ateliers sont aujourd’hui chefs d’entreprise. « Ce sont des jeunes des quartiers très pauvres de Yaoundé qui sont parfois venus me donner un coup de main dans mes ateliers et se sont intéressés à ce que je faisais. En retour,  j’ai voulu leur tenir la main, les accompagner dans le métier pour les sortir de la misère des quartiers. Voilà comment je me suis retrouvé avec la plupart de jeunes. D’autres ne sont même pas arrivés au cycle secondaire mais, sont des chefs d’entreprise aujourd’hui dans les domaines de la sérigraphie, de l’imprimerie offset et l’imprimerie numérique », explique le graphiste. Toujours sur le domaine de la formation, son entreprise accompagne certaines écoles de formation professionnelle en offrant des stages pratiques en entreprise aux étudiants.

Abdel Azizi Molouh est aussi ce manager qui sait créer une ambiance bonne enfance autour de lui. Dans son entreprise qui, dans les prochains mois va migrer vers une Sarl, avec à sa tête un directeur et comprenant un responsable commercial et marketing, et un directeur technique chargé des ateliers, entre autres, chaque personnel a une tâche à accomplir. Néanmoins, la structure fait face à certaines difficultés au plan financier. Notamment, le manque de moyen pour réaliser certains marchés et le paiement tardif des factures par les entreprises.

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