Mardi, 12 Novembre 2019
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Thierry Zomahoun: former 12000 à 15000 enseignants au Cameroun. 

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Le président directeur général de l’Institut africaine des sciences mathématique dresse quelques perspectives de cet établissement.

Par Pascal Dibamou

Après le renouvellement de l’accord d’établissement avec le Cameroun, quel bilan faites-vous de vos activités après cinq ans ?

Le bilan est excellent. Il y a une chose que l’Institut africaine des sciences mathématique (Aims) est en train de faire actuellement sur le continent africain. Nous sommes en train d’aider à réinventer l’université du 21e siècle. Nous ne sommes pas seulement au niveau de l’enseignement supérieur. Nous sommes en train de révolutionner les méthodes et les pédagogies d’enseignement des sciences qui sont caduques. On ne peut plus continuer à former les gens en mathématiques et en sciences comme on le faisait en 1970, et prétendre compétir avec les grandes puissances de ce monde. Nous sommes en train de réinventer l’histoire. On est en train de former les enseignants de mathématiques et de sciences de façon beaucoup plus pointue en utilisant les outils de technologies modernes. Nous avons formé plus d’un milliers d’enseignants.

Quelles sont les perspectives de votre agenda ?

Notre objectif est de former 12000 à 15000 enseignants ici au Cameroun. Et j’ajoute que le Cameroun abrite notre plus grand centre d’excellence de formation des enseignants de sciences et des mathématiques. Et c’est l’exemple que nous sommes en train de déployer dans ce pays que nous utilisons comme un cadre, un creuset, une référence pour tout le continent africain. On le fait aujourd’hui au Sénégal, au Rwanda, etc. On souhaite aller dans d’autres pays en s’inspirant du Cameroun dans le domaine de la formation des enseignants. Nous avons également formé plusieurs centaines d’étudiants qui sont aujourd’hui en entreprise, dans des institutions académiques et de recherches… Je précise au passage que sur 100 étudiants formés par Aims, 75 se trouvent encore sur le continent africain. Je le dis parce que l’une des questions à moi posées il y a cinq ans était de savoir si on n’allait pas former des étudiants pour qu’ils aillent à Londres, aux États-Unis, etc. Bien je reviens pour dire qu’il y a 75% qui sont là, et parmi les autres 25% à l’étranger, il y en a qui sont en train de faire leur doctorat ou qui sont en train de faire des formations pointues pour revenir.

Qu’allez-vous faire concrètement pour améliorer vos offres de formation ?

Au moment où nous célébrons le renouvellement de notre partenariat avec le Cameroun, nous voulons passer à un autre cap pour les cinq prochaines années. C’est dire que nous sommes très ambitieux. D’abord nous allons continuer ce que nous avons fait de bien, améliorer ce qui a été moins bien et passer à un autre cap en termes de formation. Nous offrons des programmes non pas seulement aux jeunes. Nous allons ouvrir nos programmes à des formations professionnelles, de chefs d’entreprises, de cadre de l’administration publique, en économétrie, intelligence artificielle, science des données, cyber sécurité aussi… Bref, les technologies qui soutiennent aujourd’hui les transformations socioéconomiques d’une nation.

 

 

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