Mercredi, 23 Mai 2018
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Journée internationale de la femme : la première dame retarde le début du défilé

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La longue attente du défilé lors des célébrations de la journée internationale de la femme. Les femmes ont dû s’armer de patience le 8 mars 2017 au Boulevard du 20 mai avant de battre le pavé.

Par Eddy Armand Matchouako

Elles étaient des milliers à converger place Boulevard du 20 mai hier, à l’occasion de la 32ème édition de la journée internationale de la femme. Elles ont investi les artères de la ville de Yaoundé, dans le but de participer au traditionnel défilé du 08 mars. Parée de leurs «Kaba», chacune d’elles veut être la plus belle. Ici et là, divers modèles de vêtements sont appréciés. Pour faire «tape à l’œil», les femmes ont arboré foulards, chapeaux, barrettes et autres agapes assorties aux couleurs de leurs vêtements. Plus remarquables à certains endroits, des femmes tenant leurs chaussures en main. Un peu plus loin, des signes de souffrance se lisent sur les visages de certaines. A priori, elles ont fait le mauvais choix quant à la qualité des chaussures. La hauteur des semelles et autres talons aiguilles constituent pour ces femmes, un véritable supplice. Car, ici, l’attente se fait de plus en plus longue. «Si j’avais su que le défilé allait mettre long, j’aurais sûrement mis une ballerine. A force de rester debout à attendre, j’ai des ampoules aux pieds», se lamente Marcelle Awoumou, membre d’une association, avant d’enlever ses souliers.

Contrairement aux années  antérieures où le  défilé a sou vent débuté autour de 10 heures, la parade de cette a démarré  aux encablures de  11h 30, avec  l’arrivée de la première dame Chantal Biya. L’attente aura donc été pénible pour les femmes arrivées plus tôt sur les lieux. Sous un soleil de plomb, certaines sont assises à même le sol. D’autres s’abritent  sous des pancartes.  Une autre  franche se met à l’hombre  des bâtiments qui  jonchent les différents parcours qui mènent au lieu du défilé. Ici et là, tous les dé bits de boissons situés à proximité des voies d’accès sont pris d’assaut  par les  dames. «Nous  sommes là  depuis 8 heures. Il est  déjà plus de  11 heures et les  choses continuent de  trainer. Nous  n’avons pas  d’autre choix  que devenir nous asseoir, manger un bout et commencer à étancher notre soif avant le début des festivités»,  lance Victorine A., comptable dans une banque de la place.

Plus loin, à un jet de pierre du lieu-dit Montée Zoé, une caravane d’animation  de musique  religieuse bat  son plein. Deux «pasteurs» au micro esquissent des pas de danse endiablés, au grand bonheur des  spectatrices qui n’hésitent pas à  suivre le mouvement.  Le but pour  ces hommes  de Dieu étant d’écouler leur support de musique en promotion, alors  que  le  défilé  se  poursuit.  A  la  fin  de  la  parade, quelques sacs et autres objets de valeurs déclarés disparus restent sans nouvelles.

 

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