Mercredi, 14 Novembre 2018
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2018:Année de tous les espoirs

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Après une année 2017 extrêmement difficile pour notre pays, le discours du chef de l’Etat était très attendu. Et pour une fois, je n’ai pas été déçu.

Par Protais Ayangma

Pas dans la partie bilantielle car il n’y avait rien à dire. Sauf sur le plan sportif où nous avons engrangé quelques victoires inespérées. Rien à se mettre sous la dent. Le tableau est resté désespérément noir, avec comme point d’orgue, la crise anglophone dont certains s’entêtent toujours à ne pas reconnaître le caractère gravissime en ce qu’elle touche l’un des fondements de notre nation et qui en a faisait sa fierté et son essence: la paix, et ce qui est devenu une véritable tartre à la crème pour nos hommes politiques, le « vivre ensemble ».

S’il n’a pas eu de bilan à présenter (emplois, croissance, infrastructures…), le chef de l’Etat a beaucoup promis aux Camerounais. Tout le monde en a eu pour son grade: les Petites et moyennes entreprises (Pme) enfin reconnues, dont la dette sera réglée en priorité et l’accès au crédit facilité, l’eau, l’électricité, la santé, avec la mise en place progressive (encore cette fameuse expression!) de la couverture santé universelle, la densification de la carte scolaire et universitaire, l’intensification de la création d’emplois, le port de Kribi et j’en passe…

Sur le plan purement politique, il y a eu également des annonces très fortes: l’accélération de la décentralisation, le parachèvement de la mise en place des institutions prévues par la constitution de 1996, 20 après…Ouf!
Il aura fallu la révolte des Anglophones, des dizaines de morts, des biens publics détruits…pour en arriver là. Et il faut les remercier pour cela même si on peut ne pas être d’accord avec certaines de leurs méthodes, notamment les assassinats de nos forces de l’ordre, les incendies, la prise en otage des enfants, méthodes auxquelles l’Etat a répondu de façon tout aussi « sauvage », alors que nous pensions être sortis définitivement de la sauvagerie, comme l’a acté notre hymne remanié.

Merci donc à nos frères anglophones pour leur courage et leur sens du sacrifice, merci de continuer à être notre mauvaise conscience, merci de continuer à faire bouger les lignes dans le sens du progrès et de l’intérêt national dont je sais que l’immense majorité d’entre vous êtes attachés. Vous êtes la chance du Cameroun et c’est pourquoi vous ne devez pas nous abandonner.
Comme jadis contre le multipartisme, vous trouverez face à vous tous ceux qui sont accrochés à la toute puissance de l’Etat central pour maintenir leurs privilèges et alimenter la corruption ; et qui agitent, comme Don Quichotte, les moulins à vent d’une prétendue « désunion » de l’Etat.

Autre annonce du chef de l’Etat, qui est plus une confirmation qu’une révélation: les élections auront bien lieu en 2018. Des élections qui pourraient reconfigurer et redessiner tout le paysage politique du Cameroun. De la base au sommet. Un véritable big bang en perspective. Nous concentrons souvent nos critiques sur le chef de l’Etat et son gouvernement. Mais que font nos élus qui sont supposés « contrôler » l’action gouvernementale? Ne sont-ils pas plus à blâmer? Nous devons donc choisir avec plus de sérieux les personnes les mieux à même de nous représenter au Parlement et dans les conseils municipaux, qui auront désormais plus de pouvoirs. SINON TAISONS NOUS A JAMAIS!
Pour cela une première chose, s’inscrire sur les listes électorales. L’année 2018 s’annonce donc comme l’année de tous les espoirs, au cours de laquelle ce qui arrive aux autres pourrait aussi nous arriver.

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