Samedi, 20 Octobre 2018
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2018, l’année des cinq élections

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Ces scrutins vont être organisés dès avril prochain.
Par Ludovic Amara
Régionales, sénatoriales, législatives et municipales, puis présidentielle. Tel est l’ordre de passage des élections prévu par le calendrier électoral de l’année 2018. Elu en 2011, le mandat de sept ans de l’actuel locataire du palais d’Etoudi arrive à échéance en octobre 2018, où une nouvelle élection pour le poste de président de la République va être organisée. De nombreux candidats fourbissent déjà leurs armes en rapport avec cette échéance électorale. L’ancien Bâtonnier Akere Muna ou encore Olivier Bilé, candidat malheureux de l’Union pour la fraternité et la prospérité (Ufp) à l’élection présidentielle de 2011, ont d’ores et déjà annoncé leur intention de briguer la magistrature suprême.

En septembre prochain, les électeurs vont être appelés à renouveler ou non, les mandats de leurs élus locaux lors des élections municipales et législatives. Pas moins de 360 communes devraient voir leur exécutif communal (maires et conseillers municipaux) renouvelés. Elus en septembre 2013 pour cinq ans, le mandat des députés, maires et conseillers municipaux prend fin cette année. Du côté des députés, à moins d’une modification législative qui verrait un déplafonnement du nombre d’élus – changement du reste souhaité par une partie de la classe politique -, les quelque 180 députés de l’actuel législature vont remettre leur mandat en compétition.
Pour ce qui est des sénateurs, ils vont pour la seconde fois de l’histoire du Sénat, battre campagne auprès des élus locaux pour siéger à la Chambre haute du Parlement. Le mandat actuel qui a débuté en 2013, prend fin en avril prochain.

Rappelons que selon les dispositions constitutionnelles, le Sénat compte 100 membres, dont 30 (et leur suppléant) sont élus par le Président de la République.
La grande inconnue de ce calendrier reste sans doute les élections régionales, qui doivent permettre la mise en place des Conseils régionaux, mais qui n’ont jamais été organisées. Toutefois, la loi n°2006/004 du 14 juillet 2006, fixe les conditions d’élection des conseillers régionaux. Ces derniers sont élus au suffrage universel indirect par un collège électoral constitué de conseillers municipaux au niveau départemental.
Enfin, il faut noter qu’au moins deux éléments permettent aujourd’hui de penser que ce calendrier électoral sera respecté. Le premier est la loi de finances portant régime financier de l’Etat pour l’exercice budgétaire 2018.

Le texte qui vient d’être promulgué par le chef de l’Etat après son adoption par le Parlement, a porté l’enveloppe pour l’organisation des élections de 35 à 50 milliards Fcfa. Toutes proportions gardées, il est à relever que les quatre dernières élections, depuis la présidentielle 2011, ont coûté 51 milliards Fcfa selon Elections Cameroon, l’organisme chargé de la gestion des scrutins. Le second élément est le message de fin d’année du président Paul Biya, qui dans son discours a déclaré : « 2018 sera une importante année électorale. Toutes les dispositions nécessaires seront prises afin que les opérations électorales se déroulent dans le calme et la sécurité ».

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