Vendredi, 5 Juin 2020
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Bendjo Mignon: « je vais mieux rebondir après cette crise sanitaire »

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L’artiste musicien résidant à Kribi parle de son quotidien dans un contexte de crise sanitaire et de ses projets une fois ce mauvais temps passé.
Par Lazare Kingue.

Comment se portent vos activités artistiques dans le contexte actuel de la crise sanitaire à corona virus?
Cette pandémie est venue compromettre beaucoup de choses dans ma carrière d’artiste. J’avais des projets de spectacles que j’ai été obligé de suspendre à cause des mesures barrières édictées par le gouvernement. Vous comprenez par là que tout va mal. Nous sommes tous en confinement . J’allais être à Limbé à l’invitation d’un privé qui comptait célébrer un événement. Le contrat a été annulé. Pareil pour trois autres spectacles dans la région du Sud. Le COVID-19 est un événement qui est venu surprendre tout le monde et qui impacte négativement sur les activités des uns et des autres.

Comment gérez-vous la situation et à quoi vous occupez-vous au quotidien ?
Je suis un artiste musicien accompli. Donc ça ne change en rien mon plan de travail. Moi je travaille tous les jours. Tout seul, avec ma guitare. Je suis auteur, compositeur, arrangeur. Donc dans mes temps libres, je passe ma journée à écrire, à répéter, à créer des mélodies. Par moment, je travaille avec un groupe d’artistes locaux qui m’avaient approché. Vu que je vis à Kribi il y a deux ans seulement. Avec eux, la proximité est bonne. Nous collaborons. On a mis sur pied un programme nous permettant de se déployer au minimum malgré la crise. En dehors de ça je vaque paisiblement à mes activités professionnelles. La musique c’est ma première passion dans la vie. Mais j’occupe une fonction quelque part qui me fait vivre aussi bien que la musique.

Que prévoyez-vous après cette période de crise sanitaire ?
Je compte approndir la promotion de mon album. Ici à Kribi, c’est déja bien connu. Et j’ai fait une pause stratégique. Je vais donc mieux rebondir après cette crise sanitaire. Afin d’explorer de nouvelles opportunités. Ce que je déplore c’est le faible intérêt des entrepreneurs culturels de Kribi à soutenir et promouvoir les artistes locaux. Cet arrêt momentané imposé par le corona virus me permet ainsi de mieux asseoir des stratégies et réunir des moyens personels pour revenir en force sur la scène musicale.
A noter que ce n’est que depuis 2015 que vous avez entamé une carrière solo…
J’ai commencé à faire de la musique dès mon bas âge en participant dans plusieurs groupes où j’ai apporté du mien. J’ai cotoyé Emmergence Studio d’Achile Botafogo. C’est en 2015 que je décide de me lancer en solo. J’écris des textes ; je me fais lire et entendre. Et début 2019, je commets un premier chef d’oeuvre. Un album de 7 titres qui aborde essentiellement les problématiques de l’amour. Pour un coup d’essai cela a été un coup de maître. J’ai fait le tour des médias locaux et nationaux. Mon clip est même passé à Trace Africa. Ici je suis moi-même auteur compositeur, arrangeur. L’arrangement et le maxtering ont été faits au studio Petit Pays. Le titre phare intitulé «pardonne-moi » relate une histoire vraie que j’ai vécu personnellement. C’est vrai que le grand succès n’a pas été au rendez-vous. Mais j’ai été satisfait.

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