Dimanche, 8 December 2019
Accueil quotidien mutations sante Lydie Flora Essamba: »Ce projet vise à réduire la pression accrue sur la forêt »

Lydie Flora Essamba: »Ce projet vise à réduire la pression accrue sur la forêt »

201
- Publicité -

Assistante de recherche au Centre de recherche forestière internationale (Cifor), elle présente l’importance du projet GML que coordonne cette institution.
Par Guy Martial Tchinda
Au cours du café-science organisé le 23 août à Yaoundé par l’Association des journalistes et communicateurs scientifiques du Cameroun(Scilife), vous avez présenté le projet GML que coordonne le Cifor. Quel problème vient-il résoudre ?
Le problème que le projet GML ( gouvernance des paysages multifonctionnels en Afrique subsaharienne) vient résoudre celui est lié au bois-énergie notamment en ce qui concerne l’avancée du désert et des alternatives pour ce qui est du charbon et du bois de chauffe qui est fortement utilisé dans les différentes régions du grand Nord. Ce bois est également utilisé dans les grands centres urbains dans le Littoral, le Centre et dans la région de l’Est avec l’afflux des réfugiés. Ce projet a pour but de créer de nouvelles alternatives en ce qui concerne le bois-énergie et l’utilisation de l’énergie elle-même pour réduire la pression accrue sur la forêt.

Le 21 septembre prochain nous serons rendus à un an d’implémentation du projet. Quelles sont les avancées sur le terrain ?
Les options stratégiques ont déjà pu être mises en place avec les différents partenaires notamment le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Hcr), la Giz et la Fao. Nous avons pu échanger avec ces partenaires pour savoir comment nous pouvons bâtir des équipes parce que le bois-énergie est une thématique qui a cours depuis longtemps au ministère des Forêts et de la Faune. Malheureusement, on n’arrive pas à solutionner cette pression qui est faite sur la ressource et qui favorise l’avancée du désert. Donc, en un an, nous avons vu ce qui a antérieurement été fait relativement au projet GML pour savoir quelles actions stratégiques nous devons désormais mettre sur pied pour assurer une pérennité de la ressource et l’avancée des activités.

En quoi ce projet participera-t-il à limiter l’avancée du désert ?
Le projet aidera à limiter l’avancée du désert parce qu’il développera de nouvelles options pour limiter la pression qui est faite sur la ressource. Nous avons par exemple le développement de la fabrication du charbon à partir des coques d’arachide. Bien qu’une innovation, cette activité n’est pas encore véritablement accrue. Nous avons également l’utilisation de biomasse végétale pour la fabrication du charbon écologique. Ce sont autant de mesures palliatives que le projet apportera comme activités novatrices pour limiter l’avancée du désert.

Quels sont les résultats attendus au terme de ce projet d’une durée de quatre ans ?
Les principaux résultats attendus sont le développement de ces différentes innovations. Nous espérons qu’à travers le projet, de nouvelles techniques de production de charbon pourront voir le jour ; que le changement de mentalités que nous souhaitons prôner dans les régions du grand Nord soit effectif sur le terrain ; nous osons également croire qu’il y aura une certaine parité en ce qui concerne la valorisation du bois-énergie parce qu’on se rend compte que dans certaines régions, les hommes sont plus impliqués alors qu’ailleurs ce sont les femmes ; nous espérons également qu’avec des nouvelles méthodes de production de charbon, cela contribuera à améliorer le niveau de vie des différentes populations qui vivent dépendamment des produits ligneux.

Newsletter: Restez au courant de l'actualité


- Publicité -

AGENDA

Festival des musiques et danses patriomoniales

première édition de Business Coffee Break

Tous nos évènements
Mutations SHOP